Art oratoire : 4 façons de jouer de notre voix comme d’un instrument…

Soyez entendu ! Et pour être entendu, il faut projeter votre voix… Ce qui ne veut pas dire “parler plus fort”. La première chose à faire est d’inspirer profondément, puis de parler loin plutôt que fort. Explications :

En pratique, dans une conversation, parlez aussi loin que la personne derrière votre interlocuteur. Dans une salle, parlez 5 rangs derrière le dernier rang. Cela vous permettra de montrer votre confiance en vous, de montrer votre enthousiasme et de vous faire entendre, ce qui peut être utile lors d’un discours.

Votre voix est un excellent outil pour porter un message, surtout lorsqu’elle est utilisée au maximum de ses possibilités. N’hésitez pas à écrire votre voix sur votre texte, une flèche montante pour l’aiguë ou le fort et inversement, pour marquer les pauses, soulignez les mots à amplifier. Mais ne parlez jamais à votre feuille ! Relevez toujours la tête pour parler. Lisez, puis levez la tete, et enfin parlez…

Votre fiche devra être un peu comme une partition de musique, et votre voix sera votre instrument. La voix, le contenu du texte et la gestuelle doivent être cohérents entre eux. Attention aux postures anti-charismatiques ! A vrai dire le plus souvent, votre voix suivra vos gestes, monter les bras au ciel en signe de victoire par exemple vous donnera souvent la voix forte. Voici notamment 4 façons de jouer de votre voix :

Le volume : n’en jouez pas trop ! Il doit seulement être adapté au contenu émotionnel, la colère sera forte, la peur ou la tristesse sera faible.

L’intensité : pour jouer sur l’intensité, adaptez votre voix au contenu émotionnel de votre texte. Un texte triste est lu différemment d’un texte joyeux.

Les pauses : exercez-vous à faire des pauses courtes (un peu moins d’une seconde) à chaque virgule, une pause moyenne (environ 2 secondes) à la fin de chaque phrase et une pause longue (minimum 3 secondes) à la fin de chaque paragraphe ou transition. N’oubliez pas le silence de prise de parole qui vous permet de prendre les 5 respirations abdominales profondes. Une respiration = une seconde, cela tombe bien !

Le rythme : la plus facile des manières de changer de rythme est de ralentir le débit lors des phrases importantes, de marquer des pauses. Si vous parlez trop vite, c’est aussi souvent que vous ne respirez pas suffisamment. La maitrise des silences est le secret de votre puissance vocale