“Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur…”

Zoom sur une grande oratrice qui, bien que condamnée au silence pendant plus de dix ans, a toujours su faire entendre ses idées : Aung San Suu Kyi. Ainsi commence son plus célèbre discours : “Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur…” Ce passage est devenu une grande citation historique, et nous invite a une réflexion profonde sur nos peurs et nos lâchetés. La force des grands discours, c’est qu’ils sont universels, et les leçons que l’on en tire peuvent s’appliquer a tous, et a toutes les situations. Relisons donc ce passage pour le méditer, et en tirer de la force et de l’inspiration :

Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime…

Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine.

Un peuple assujetti à une loi de fer et conditionné par la crainte a bien du mal à se libérer des souillures débilitantes de la peur. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’état naturel de l’homme civilisé.

Le développement authentique des êtres humains exige bien autre chose que la simple croissance économique. Il repose essentiellement sur le sentiment de responsabilité et l’épanouissement intérieur de chacun. Alors seulement les valeurs culturelles et humaines retrouveront leur place dans un monde où le pouvoir politique est trop souvent synonyme de tyrannie au service d’une petite élite.

La participation des gens aux transformations sociales et politiques est la question cruciale de notre temps. Cet objectif ne pourra être atteint que par des sociétés qui privilégient l’être humain plutôt que le pouvoir, la liberté plutôt que le contrôle.

Dans une telle optique, le développement passe par la démocratie, véritable émancipation des peuples. Une fois cet objectif atteint, la culture et le développement contribueront tout naturellement à créer un environnement où la valeur de chacun est reconnue et où tout être humain peut réaliser son potentiel propre.

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